Compte tenu des charges qui pesaient sur elle, Véronique Courjault s'en tire à bon compte avec les huit ans de prison ferme "seulement" retenues par le jury.

deni.jpgEn effet, huit ans de prison alors qu'elle risquait la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tué à leur naissance, trois de ses enfants et conservé deux d'entre eux au congélateur entre 1999 et 2003, c'est particulièrement clément.

Vu le jeu des remises de peine, ces huit ans de prison vont automatiquement être converties en 1 an de prison.

Mais médias et "experts", devisant et balivernant en chœur sur cette bizarrerie médico-psychologique ont progressivement transformé l'opinion publique pour faire passer un épisode biologique partiellement escamoté par la conscience qu'est le déni de grossesse, en un déni de meurtre en série parfaitement assumé par la société.

Si le déni de grossesse permet d'expliquer les particularités psychologiques qui influent sur l'organisme au point qu'une grossesse puisse être niée, il ne permet pas d'expliquer qu'on puisse tuer à 3 reprises et sans en prendre conscience 3 fois de suite, 3 de ses propres enfants.

Aucun expert sérieux ne pourrait soutenir que madame Courjault n'a eu à 3 reprises aucune conscience des meurtres qu'elle a commis pendant qu'elle tuait ses enfants ou même après.

Avec l'affaire Courjault, le déni de grossesse est doublé d'un déni d'accouchement, d'un déni de naissance et plus grave d'un déni de crime ce qui semble déjà en soi assez hallucinant mais que cela puisse aboutir à un déni de justice cela dépasse l'entendement !